29 septembre 2007
O tempo, o mores
Je ne compte plus les jours ou l'envie m'a pris de me battre avec cette connexion foireuse pour rédiger une note afin dd'exprimer un ressenti, une anecdote, etc ... Et puis, le temps, ( cet allié ou cet ennemi de la vie, c'est selon ) vous joue un tour à sa façon, et les jours passent, et le désert avance comme dirait cette grande muse de la chanson française ( là je déconne .... ). Difficile sans calendrier de voir les jours s'égréner, le cliché du rythme africain est il sincèrement juste un cliché. Je découvre peu à peu à quel point, nos repères varient mais aussi combien j'assimile ceux qui m'entourent. Parfois, un doute paraît à l'horizon, ...comment après cela revenir vivre en Europe, doute qui s'enfuit aussitôt, je n'ai pas encore passé assez de temps ici pour en venir à de telles considérations. Mais le temps passe, ni lentement, ni rapidement, il passe. Chaque jour a son lot de contraintes mais aussi sa manne de bonheur, de petits plaisirs simples qui font prendre le recul sur ce qu'a pu être un bout de vie stressé et stressant. C'est peut être cela toute la richesse de l'expatriation fianlement, s'offrir ce recul nécessaire pour poser les jalons de sa vie.
Inutile donc de vous dire combien je me sens bien, mais ce sentiment est accompagné aussi de cette crainte du départ. Ces dernières semaines, l'actualité nous a mis a cran. La situation politique s'est tendue. Nous avons assisté à une recrudescence d'actes de criminalité, et à une augmentation du niveau d'insécurité. Toutefois depuis quelques jours, les rebelles et le pouvoir ont conclu un semblant d'accord et la situation s'est miraculeusement calmée. Ceci pour en arriver à cela : (j'avais envie de l'écrire celle là): Le Burundi, connaît aujourd'hui, quoique l'on en pense une situation politique exceptionnelle qui découle du conflit : la mise en place d'un régime qui "tend" à se démocratiser; les diverses volontés nationales et internationales vont dans ce sens. Il est clair que la corruption, les passes droits et l'arbitraire sont toujours de mise mais tendent à se dissiper sous l'effet de plusieurs facteurs volontaires. Peut on espérer qu'il en soit rapidement autrement. Toute la difficulté réside dans cette notion de temps. Combien d'année nous at'il fallu depuis la Déclaration des Droits de l'Homme pourqu'une femme soit considérée comme son égal dans nos contrées, Les ouvriers miniers des corons du début 20ème étaient ils mieux lotis que les paysans burundais des collines du Nord ? Peut on demander à l'Afrique, lanterne rouge, de sprinter pour l'arrivée ? Et dès lors, peut on lui mettre le couteau sous la gorge simplement parce que cela ne va pas assez vite à notre goût .... Méditons mes frères, comme diraient cette engeance purulente qui a compris aujourd'hui que son fond de commerce réside une fois encore dans l'éducation à la crédulité.
Toute la faiblesse d'un pays qui rame réside d'une part dans l'abandon de l'Etat sur les chantiers vitaux que sont l'éducation, la santé, et d'autre part sur une population inéduquée et servile non par choix mais par ignorance. Tout l'avenir d'un pays traumatisé que ce soit le Burundi, le Soudan, ou tout autre lanterne mondiale réside dans une génération naissante, il en va d'une responsabilité de chacun impliqué dans cette démarche de faire son maximum pour ouvrir une porte à l'enfant naissant. Ceci est valable tant en Afrique, qu'en Europe ou partout ailleurs. Un ignorant est d'une part un oublié de la société et d'autre part une chair à pognon pour les mystiques de tout bord qui freinent la vie. Depuis mon arrivée, j'ai rencontré de nombreuses personnes intéressées et intéressantes. L'un de mes constats le plus frappants lorsque je parle avec des adultes de 25 ou de 30 ans, c'est l'absence de projets, mêmes irréalistes. J'ai été fort marqué par ce manque d'envie du lendemain, et je suis resté assez interloqué jusqu'à ce que l'une de ces personnes me fassent doucement remarquer que le Burundi d'une part c'est une espérance de vie moyenne de 42 ans, espérance énorme quand l'on sait que durant le conflit elle était de 48h ......
Voilà, une petite pensée pour les stressés du monde entier ... sans jugement, juste par constat de cette diversité qui est nôtre sur cette planète. Hormis cela et pour rassurer ceux que ça intéresse, tout va super bien, j'enrage de ne plus avoir les facilités pour poster les images aussi aisément, rage toute contenue, cela va s'en dire mais je travaille à résoudre ce souci. La vie suit son cours, les rencontres sont merveilleuses et le boulot toujours aussi prenant, bref, rien de neuf si ce n'est du "encore mieux". Même pas un blues de Belgitude, heureux de revenir pour Noel et de vous revoir dans un marathon que je sais déja effréné au vu des propositions d'activités que je reçois et que je me ferai une joie de courir .....
Sur ce, portez vous bien .......
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02 septembre 2007
Photos actualisées
Petit à petit ..... l'album RUZIBA est complet, bon visionnage
21:32 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes
2007-08-30 Le Burundi ne veut plus de rapporteur de l'ONU sur les droits de la personne
Le Soudan, le Burundi, le Liberia, la Somalie et la République démocratique du Congo ne veulent plus des rapporteurs spéciaux de l'ONU, chargés de surveiller chez eux la situation des droits de l'homme. Ils entendent se débarrasser de ces observateurs dès la prochaine session du Conseil des droits de l'homme qui débute le 10 septembre à Genève. Cuba et la Biélorussie ont atteint le même objectif en juin dernier. Cependant, au terme de la session de juin, le principe même de l'existence de ces experts, forts de leur indépendance, de leur bénévolat et de leur intégrité reconnue, avait été sauvé de justesse. Un code de conduite extrêmement restrictif, guidé par des Etats liberticides, avait failli leur être imposé, ce qui aurait vidé leur travail de sa substance, limitant la possibilité de sonner l'alarme et de demander des comptes aux Etats dans les situations d'urgence. .
Burundi Réalités
à part ça, tout va ........
20:56 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
27 août 2007
Et sinon, ça va ?
Un mois déja, jour pour jour que je n'ai pris ma plume pourtant ce n'est pas la matière qui manque. Une semaine de décompression ( et on ne rit pas au fond de la classe .... ) à Zanzibar, des centaines de km sillonnés pour découvrir enfin les zones où les projets seront mis en chantier, des heures de palabres, de discussions interminables et enfin des heures de sommeil pour récupérer, et puis enfin prendre le temps d'investir la maison, de tisser le réseau social et de toujours m'émerveiller de la beauté du pays, de sourire tendrement de certaines attitudes, de m'outrager d'autres et puis de lâcher prise pour tout le reste. Bref, vous comprendrez aisément qu' outre le fait d'être dépendant des aléas de la fée électricité, j ai eu préférence à attendre le temps de qualité pour vous narrer quelques anecdotes. Prêt ? On y va. Dans l'ordre, Zanzibar, entre enfer et paradis .... Enfer de son histoire, paradis de son devenir. Zanzibar, un des premiers camps de déportation de l histoire du monde, plaque tournante du trafic d'esclaves maîtrisé par Tipu Tipu, à l'époque de la grande extension des tribus arabes sur l'ensemble de la côtes est africaine qui a donné naissance au swahili et à une culture, une architecture et une mixité inégalée sur ce continent, du moins à mes yeux. Mixité qui aujourd'hui apporte une fraicheur et un sentiment de sérénité lorsque vous déambulez dans les rues serrées de Stone Town entre Rasta, Muezzin, mosquées et temple Hindou, exceptionnel ..... Je vous passe les détails de cette semaine de break, je laisserai les photos parler dès que la connexion me permettra de mettre les albums à jours. Hormis cela, retour au bercail et enfin prendre le temps d'ouvrir les caisses et de m'installer sur le transat naturel du jardin,
pièce maitresse de cette maison coloniale ( bein oui ...commentaires ? ;-) ). Ceci dit, tout n'est pas au point, d'ailleurs je vous laisse découvrir comment je me prépare les oeufs le matin.
Bon, ça a son charme en saison d sêche mais en saison des pluies je doute.
Et puis, la routine du boulot qui n'apparaît pas, chaque jour est source de nouvelles découvertes, surprenantes comme ces associations d'apiculteurs qui sont dans la débrouille pour extraire un miel exceptionnel, et en la matière j'ai des références et des découvertes choquantes comme cet hôpital ultramoderne en pleine colline enclavée. Quand je vous dit ultramoderne, je ne plaisante pas, on parle ici de deux blocs opératoirs, de stérilisateurs electroniques, d'endoscopes , de matériel de radiographie, de bistouri éléctronique .... qu'est ce qui me semble choquant me direz vous ...... ah, j'ai oublié le détail essentiel, il a été construit à 20 km (vol d'oiseau )de la ligne électrique la plus proche et à priori ce n'est pas un chantier prioritaire, aussi actuellement le médecin qui gère cet hôpital fantôme pratique les césariennes à la lampe à pétrole ..... No comment. Pour les lecteurs assidus, ça ne vous rappele pas des exemples là haut, au bord de méditerranée ? Si toutes les républiques et royaums bananiers du monde se donnaient la main ..... Bon, passons .... faut pas que je m'énerve, ça ne serait pas bon pour mon rythme .... or le rythme est booooooooooooon ........ Je ne m'attarde plus, je tâcherai d'être plus discipliné pour vous faire partager cette aventure. Tiens d'ailleurs, une petite anecdote illustrée ....
Le fait :
Tournant de Bugarama, province de Bujumbura, un camion citerne rencontre un camion militaire appelé ici les "je m'en fous" ( je vous laisse deviner pourquoi en terme de comportement routier ), résultat, un pétrolier sur le ventre.

Le contexte :
le Burundi est actuellement confronté à une pénurie d'essence orchestrée. Spéculation quand tu nous tiens. Alors que le scandale Interpétrole fait que les avoirs de cette société (quasi monopoliste ) sont gelés, les camions citernes venant de Tanzanie s'organisent en armada à la gare routière attendant leur heure et surtout que le prix soit à son maximum, et pendant ce temps, le quidam enfourche son vélo ou pousse son taxi pour monter la colline.
La débrouille:
Une fois la boite de Pandorre sur le flanc, c'est une véritable fourmillière qui apparaît. Des dizaines de badauds s'organisent pour démolir la citerne à coups de hache, d'autres collectent bidons, tasses, afin de récupérer l'or nauséabond qui s'échappe de ces fissures, laissant couler une doux filet serpentant vers la rivière. Toute une économie informelle se met en place sous mes yeux, le temps d'un accident, le temps d'un souffle, le tout sous le regard complice des forces de police, ... il y aura de la viande dans les gamelles de la caserne ce soir.
Et enfin, en vrac
Bienvenue à Loic et Félix et Félicitations aux heureux parents,
Bon anniversaire Joelle et Charlotte,
Merci à tous pour vos envois, pensées, photos qui me permettent de partager vos moments importants ( Françoise, Ninon est superbe .... ),
Merci Brigitte, pour avoir fait découvrir mon blog à vos auditeurs, j'ai entendu l'extrait de l'émission, c'était un ravissement,
Et à bientôt, car même si je prends goût à cette vie d'"exilé", je ne pourrais la vivre pleinement sans revenir faire une escale en votre compagnie ......
13:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
27 juillet 2007
Rectificatif
Merci Juan pour ton oeil avisé, la note précédente a été rectifiée.
Hormis cela, quelques problèmes techniques m empêchent de mettre les photos en ligne. Genre, la saison sêche est arrivée et me voici donc comme la population entière victime des coupures de courant à répétitions. De 10 minutes à 4 heures de coupure, c est selon. On s y fait, et cela reste un fameux exercice pour la gestion de la vie quotidienne, bref, ce n est pas plus dérangeant. Je n'ai pas sombré dans la facilité criminelle qu est le groupe électrogène, j estime en faire assez avec la consommation de la voiture. Tant bien que mal, j'essaie de faire passer le message là où cela est possible qu'installer quelques panneaux solaires dans ce pays pourrait être avantageusement économique, rien n y fait, ici comme ailleurs, le lobbying pétrolier est à son affaire. En matière de production électrique, l'ensemble de l'alimentation nationale est fournie par un ou deux barrages, autant dire que quand la saisons des pluies est terminée, il ne faut pas s'attendre à des miracles de gestion. Rajoutons à cela que la capitale reste priorisée pour la distribution et vous comprendrez aisément à quoi sont soumises les provinces distantes. Bon, la débrouille reste présente, ainsi la plupart des petites infrastructures marche à la batterie de camion améliorée. Bref, tout ça pour vous dire qu'ici à Ngozi, sur la colline, j'avais oublié à quoi ressemblait un superbe ciel noir étoilé .......
07:09 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Some News
Voici quelques jours que je n’avais plus posté, il faut dire, le rythme s’est légèrement accéléré et me voici à nouveau sur le terrain. Ca ne m’a pas empêché d’aller faire ma techno pouffe à l’ambassade pour célébrer comme il se devait les 177 ans du pays. Moment d’autant plus sympathique de retrouvailles de la Communauté Surréaliste Belge du Burundi que j’ai des frissons à chaque fois que j’ouvre la page d’accueil du Soir et que je lis avec stupeur ce qui m’attendra si je rentre au pays. Leterme de plus en plus méprisant et arrogant, fort de sa victoire en Premier Ministre d’une demi Nation, et puis ici, un discours qui appelle les Burundais à continuer à œuvrer ensemble pour le bien du pays. En fin de compte, je ne suis pas sûr que le budget du développement en Belgique ait un grand avenir avec une Orange Bleue.
Hormis cela, ici, ça roule. D’ici quelques mois, les premières pierres devraient être posées, et l’afflux de réfugiés attendus pourra être endigué. Malheureusement, la réalité aujourd’hui est l’annonce d’une famine annoncée. La production de café est passée de 32 tonnes à 4 tonnes cette année, je vous laisse imaginer les rentrées pour les producteurs, ajoutez à cela la privatisation progressive de la chaîne de distribution …… Il va être corsé l’Arabica. Et puis, le manioc qui reste l’un des éléments de base de l’alimentation du tout venant est frappé d’une maladie appelée la mosaïque.
Petite parenthèse pour mes amis de Gembloux et autres adorateurs de la Terre Nourricière.
La mosaïque du manioc a été diagnostiquée en Afrique de l’Est depuis plus d’un siècle. Mais la régénérescence de la maladie sous une autre forme plus résistante a été signalée au Nord de l’Uganda dans les années 1980. C’est à partir de cette période que la mosaïque du manioc est devenue une pandémie dans une vaste zone de l’Afrique orientale et centrale, affectant ainsi la production du manioc. La zone affectée ce dernier temps couvre tout l’Uganda, l’Ouest du Kenya, le Sud du Soudan, l’Est de la RDC, le Nord de la Tanzanie, tout le Burundi. Une récente étude fait état de 2.6 millions d’hectares affectés avec une perte annuelle estimée à 22 millions de tonnes, le manioc étant l’une des cultures les plus consommés dans la région.
Effectivement, Le manioc constitue une denrée vitale pour la sécurité alimentaire. Sa culture est fiable et produit des rendements permettant de survivre lorsque des conditions climatiques défavorables provoquent l’échec des cultures de céréales et de graines de légumineuses, ce qui ne semble toutefois pas être le cas du Burundi cette année, la saison des pluies ayant été correcte. Le manioc pousse bien sur des sols dont la fertilité est marginale, ce qui en fait une culture de réserve idéale pour la consommation ou pour la vente permettant de couvrir des dépenses familiales imprévues ce qui risque d’être le cas avec le retour des familles expulsées de Tanzanie.
Allez zou, pour ceux qui veulent en savoir plus sur la mosaïque, voici un petit document intéressant ici .
A part ça, une chouette ballade à la recherche de Gustave avec un Crocodile Dundee local, une surprenante virée en pirogue dans les marais, un léger stress avec les hippopotames, c’est pas rassurant ces bestioles là et une randonnette dans les bananeraies, et un passage à la pierre Livingstone le tout en photo dans le nouvel album.
Sur ce, aan tot aan de kust …….
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10 juillet 2007
New album
10:51 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
WE en vadrouille avant la reprise
Plein les yeux, de la route,, de la route , de la route. RN3, route lacustre en direction de la Tanzanie, petit arrêt à Rumongé, Capitale de la pêche au bord du Tanganyka, le temps de s'installer au Palmhôtel ( qui tient son nom de la culture principale de la région ) et nous voilà reparti sur la route des sources de Mwhueza. Aidé de la carte IGN, on surfe sur les pistes et mon compagnon de route blasé m'évoque l'ensemble des paysages similaires qu il connaît, pas de bol, on ne capte aucune radio, mais bon, je reste taquin. De fait, après avoir traversé les palmeraies, bananeraies, caillasses, on arrive au pied du Mont KIBIMBI dans un décor limite "ardennais". Perso, j'apprécie juste l'endroit comme une surprise du pays. On recherche la source d'eau chaude, nous y voyant déja nous y plonger aisément...pas de bol, c'était le jour des femmes, bref, 60 femmes et une ribambelle d'enfants pataugeant nus, se marrant de nous voir arriver mais l'attitude des maris sur la route lorsque nous recherchions notre chemin ne nous poussent pas à tomber la chemise pour se joindre à elles. Bref, seule Teresa hésite, et puis laisse tomber, qu'à cela ne tienne, une chouette rando nous attend pour découvrir une cascade non indiquée sur notre carte repère. Bref, plein les yeux, une ribambelle de gosses se marrant, on reprend la route pour ne pas rater le soleil couchant sur le lac, après tout on est en vacances ce we ! Arrivée à Rumongé, vanné. Le lendemain, départ matinal pour arriver a Saga Resha mais juste avant cela, la ballade sur le port pour voir arriver la barque de Tanzanie. 150 personnes entassées pendant trois jours de navigation sans l'espace pour se mouvoir, et j'ose même pas imaginer les besoins pressants sont en attente à 20 mètres du rivage que la police maritime effectue le contrôle douanier. On croise un de ces policiers qui me cherche un peu à cause des photos que je prends, heureusement, là la carte UN sert et il me lâche les baskets mais clair qu il est pas heureux de me voir assister là à sa manière de faire son boulot. Il faut dire, il y a de grandes chances que dans le lot des passagers se trouvent des réfugiés congolais tentant de passer discrètement au Burundi, l'histoire se répète et ce dans tout les pays. Sur ce, on file donc sur Saga Resha, petite plage ayant appartenu à Albert Maus, un industriel loufoque belge qui a marqué la place par une maison complêtement inattendue. L'endroit est paradisiaque et je profite de mes dernières heures avant de remonter sur Bujumbura. Que du bonheur !!!!!!!!
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03 juillet 2007
Gustave
Deux mots sur Gustave ....Depuis mon arrivée, j'étais convaincu qu'il s'agissait d'une légende genre Nessie ou Jaws, folklore local d'hallucinations éthyliques rurales un soir de cuite nationale, genre le lezard qui prend des proportions jeroboamesques ( j'avais envie de le placer celui là ) sous les effets combinés de la rumeur et du vin de banane. Et bien non, non seulement il refait parler de lui à priori mais il a eu les honneurs du National Geographic peu enclin à s'aventurer sur le terrain des mythes et légendes. Quant à une authentification visuelle, FR3 a eu il y a quelques années l'honneur de filmer le dit animal.
Bon là, il ne ressemble à rien de spécial mais voici quelques infos récoltées ça et là de manière sérieuse pour vous faire une idée de l'animal:
"D’après les trois scientifiques qui ont essayé de capturer ce crocodile, Gustave mesurait environ 7,50 m pour un poids évalué à une tonne.
Dans le documentaire, on peut entendre : « Ces chiffres sont exceptionnels car un crocodile du Nil atteint rarement 5 m pour un poids de 500 kg ».
Un autre point important est l’âge estimé de Gustave. Quand le crocodile ouvre la gueule, la scientifique remarque qu’il possède une dentition parfaite. Pourtant, d’après sa taille, elle fait la remarque suivante : « Il doit être centenaire et pourtant d’après sa dentition, il a environ 60 ans ». Commentaire du documentaire de France 3
Pourquoi je vous en parle ... bein à part le fait que j'avais prévu d'aller me baigner dans le lac aux environs de Saga Resha le w-e prochain et que les rumeurs ont la vie dure, et donc que l'on parle de son retour, ce foutu animal est en passe de me faire changer d'avis ..... mais allez, je lui dédicace cette petite chanson ...même pas peur !!!!

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New album
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