27 juillet 2007
Rectificatif
Merci Juan pour ton oeil avisé, la note précédente a été rectifiée.
Hormis cela, quelques problèmes techniques m empêchent de mettre les photos en ligne. Genre, la saison sêche est arrivée et me voici donc comme la population entière victime des coupures de courant à répétitions. De 10 minutes à 4 heures de coupure, c est selon. On s y fait, et cela reste un fameux exercice pour la gestion de la vie quotidienne, bref, ce n est pas plus dérangeant. Je n'ai pas sombré dans la facilité criminelle qu est le groupe électrogène, j estime en faire assez avec la consommation de la voiture. Tant bien que mal, j'essaie de faire passer le message là où cela est possible qu'installer quelques panneaux solaires dans ce pays pourrait être avantageusement économique, rien n y fait, ici comme ailleurs, le lobbying pétrolier est à son affaire. En matière de production électrique, l'ensemble de l'alimentation nationale est fournie par un ou deux barrages, autant dire que quand la saisons des pluies est terminée, il ne faut pas s'attendre à des miracles de gestion. Rajoutons à cela que la capitale reste priorisée pour la distribution et vous comprendrez aisément à quoi sont soumises les provinces distantes. Bon, la débrouille reste présente, ainsi la plupart des petites infrastructures marche à la batterie de camion améliorée. Bref, tout ça pour vous dire qu'ici à Ngozi, sur la colline, j'avais oublié à quoi ressemblait un superbe ciel noir étoilé .......
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Pour le plaisir
07:04 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Some News
Voici quelques jours que je n’avais plus posté, il faut dire, le rythme s’est légèrement accéléré et me voici à nouveau sur le terrain. Ca ne m’a pas empêché d’aller faire ma techno pouffe à l’ambassade pour célébrer comme il se devait les 177 ans du pays. Moment d’autant plus sympathique de retrouvailles de la Communauté Surréaliste Belge du Burundi que j’ai des frissons à chaque fois que j’ouvre la page d’accueil du Soir et que je lis avec stupeur ce qui m’attendra si je rentre au pays. Leterme de plus en plus méprisant et arrogant, fort de sa victoire en Premier Ministre d’une demi Nation, et puis ici, un discours qui appelle les Burundais à continuer à œuvrer ensemble pour le bien du pays. En fin de compte, je ne suis pas sûr que le budget du développement en Belgique ait un grand avenir avec une Orange Bleue.
Hormis cela, ici, ça roule. D’ici quelques mois, les premières pierres devraient être posées, et l’afflux de réfugiés attendus pourra être endigué. Malheureusement, la réalité aujourd’hui est l’annonce d’une famine annoncée. La production de café est passée de 32 tonnes à 4 tonnes cette année, je vous laisse imaginer les rentrées pour les producteurs, ajoutez à cela la privatisation progressive de la chaîne de distribution …… Il va être corsé l’Arabica. Et puis, le manioc qui reste l’un des éléments de base de l’alimentation du tout venant est frappé d’une maladie appelée la mosaïque.
Petite parenthèse pour mes amis de Gembloux et autres adorateurs de la Terre Nourricière.
La mosaïque du manioc a été diagnostiquée en Afrique de l’Est depuis plus d’un siècle. Mais la régénérescence de la maladie sous une autre forme plus résistante a été signalée au Nord de l’Uganda dans les années 1980. C’est à partir de cette période que la mosaïque du manioc est devenue une pandémie dans une vaste zone de l’Afrique orientale et centrale, affectant ainsi la production du manioc. La zone affectée ce dernier temps couvre tout l’Uganda, l’Ouest du Kenya, le Sud du Soudan, l’Est de la RDC, le Nord de la Tanzanie, tout le Burundi. Une récente étude fait état de 2.6 millions d’hectares affectés avec une perte annuelle estimée à 22 millions de tonnes, le manioc étant l’une des cultures les plus consommés dans la région.
Effectivement, Le manioc constitue une denrée vitale pour la sécurité alimentaire. Sa culture est fiable et produit des rendements permettant de survivre lorsque des conditions climatiques défavorables provoquent l’échec des cultures de céréales et de graines de légumineuses, ce qui ne semble toutefois pas être le cas du Burundi cette année, la saison des pluies ayant été correcte. Le manioc pousse bien sur des sols dont la fertilité est marginale, ce qui en fait une culture de réserve idéale pour la consommation ou pour la vente permettant de couvrir des dépenses familiales imprévues ce qui risque d’être le cas avec le retour des familles expulsées de Tanzanie.
Allez zou, pour ceux qui veulent en savoir plus sur la mosaïque, voici un petit document intéressant ici .
A part ça, une chouette ballade à la recherche de Gustave avec un Crocodile Dundee local, une surprenante virée en pirogue dans les marais, un léger stress avec les hippopotames, c’est pas rassurant ces bestioles là et une randonnette dans les bananeraies, et un passage à la pierre Livingstone le tout en photo dans le nouvel album.
Sur ce, aan tot aan de kust …….
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10 juillet 2007
New album
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WE en vadrouille avant la reprise
Plein les yeux, de la route,, de la route , de la route. RN3, route lacustre en direction de la Tanzanie, petit arrêt à Rumongé, Capitale de la pêche au bord du Tanganyka, le temps de s'installer au Palmhôtel ( qui tient son nom de la culture principale de la région ) et nous voilà reparti sur la route des sources de Mwhueza. Aidé de la carte IGN, on surfe sur les pistes et mon compagnon de route blasé m'évoque l'ensemble des paysages similaires qu il connaît, pas de bol, on ne capte aucune radio, mais bon, je reste taquin. De fait, après avoir traversé les palmeraies, bananeraies, caillasses, on arrive au pied du Mont KIBIMBI dans un décor limite "ardennais". Perso, j'apprécie juste l'endroit comme une surprise du pays. On recherche la source d'eau chaude, nous y voyant déja nous y plonger aisément...pas de bol, c'était le jour des femmes, bref, 60 femmes et une ribambelle d'enfants pataugeant nus, se marrant de nous voir arriver mais l'attitude des maris sur la route lorsque nous recherchions notre chemin ne nous poussent pas à tomber la chemise pour se joindre à elles. Bref, seule Teresa hésite, et puis laisse tomber, qu'à cela ne tienne, une chouette rando nous attend pour découvrir une cascade non indiquée sur notre carte repère. Bref, plein les yeux, une ribambelle de gosses se marrant, on reprend la route pour ne pas rater le soleil couchant sur le lac, après tout on est en vacances ce we ! Arrivée à Rumongé, vanné. Le lendemain, départ matinal pour arriver a Saga Resha mais juste avant cela, la ballade sur le port pour voir arriver la barque de Tanzanie. 150 personnes entassées pendant trois jours de navigation sans l'espace pour se mouvoir, et j'ose même pas imaginer les besoins pressants sont en attente à 20 mètres du rivage que la police maritime effectue le contrôle douanier. On croise un de ces policiers qui me cherche un peu à cause des photos que je prends, heureusement, là la carte UN sert et il me lâche les baskets mais clair qu il est pas heureux de me voir assister là à sa manière de faire son boulot. Il faut dire, il y a de grandes chances que dans le lot des passagers se trouvent des réfugiés congolais tentant de passer discrètement au Burundi, l'histoire se répète et ce dans tout les pays. Sur ce, on file donc sur Saga Resha, petite plage ayant appartenu à Albert Maus, un industriel loufoque belge qui a marqué la place par une maison complêtement inattendue. L'endroit est paradisiaque et je profite de mes dernières heures avant de remonter sur Bujumbura. Que du bonheur !!!!!!!!
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04 juillet 2007
Mon tube de l'été
J'ai découvert Teddy Afro et le lambadina, le langage de l'amour ..... J'adore
22:18 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
03 juillet 2007
Gustave
Deux mots sur Gustave ....Depuis mon arrivée, j'étais convaincu qu'il s'agissait d'une légende genre Nessie ou Jaws, folklore local d'hallucinations éthyliques rurales un soir de cuite nationale, genre le lezard qui prend des proportions jeroboamesques ( j'avais envie de le placer celui là ) sous les effets combinés de la rumeur et du vin de banane. Et bien non, non seulement il refait parler de lui à priori mais il a eu les honneurs du National Geographic peu enclin à s'aventurer sur le terrain des mythes et légendes. Quant à une authentification visuelle, FR3 a eu il y a quelques années l'honneur de filmer le dit animal.
Bon là, il ne ressemble à rien de spécial mais voici quelques infos récoltées ça et là de manière sérieuse pour vous faire une idée de l'animal:
"D’après les trois scientifiques qui ont essayé de capturer ce crocodile, Gustave mesurait environ 7,50 m pour un poids évalué à une tonne.
Dans le documentaire, on peut entendre : « Ces chiffres sont exceptionnels car un crocodile du Nil atteint rarement 5 m pour un poids de 500 kg ».
Un autre point important est l’âge estimé de Gustave. Quand le crocodile ouvre la gueule, la scientifique remarque qu’il possède une dentition parfaite. Pourtant, d’après sa taille, elle fait la remarque suivante : « Il doit être centenaire et pourtant d’après sa dentition, il a environ 60 ans ». Commentaire du documentaire de France 3
Pourquoi je vous en parle ... bein à part le fait que j'avais prévu d'aller me baigner dans le lac aux environs de Saga Resha le w-e prochain et que les rumeurs ont la vie dure, et donc que l'on parle de son retour, ce foutu animal est en passe de me faire changer d'avis ..... mais allez, je lui dédicace cette petite chanson ...même pas peur !!!!

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New album
11:49 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Tonton
"Tonton Cédric", je vous passerais bien les détails qui m'ont valu ce sobriquet mais l'anecdote mérite réflexion. Figurez vous donc que j étais le seul Belge à Ngozi a être convié à m'installer dans la tribune officielle afin de célébrer hier la fête nationale burundaise, 45 ans d'indépendance. Avant cela, mon nouveau propriétaire m'avait fait part avec un réel sens de l'humour qu'il était content de louer sa maison enfin à un de ces ancêtres "les gaulois". Bref, la colonisation a au moins laissé une trace humoristique, c'est toujours ça de pris ;-). Me voici donc convié officiellement au défilé, et protocole oblige, je ne peux pas me déf..... 9H30 du matin, j'arrive au stade de foot local. Je m'installe dans la tribune, serre quelques mains, sors l'appareil photo et rentre dans l'attente qui sera looooooooooongue. Le stade désert se remplit peu à peu d'une population aux tenues bigarrées, les officiels arrivent également au compte goutte. Prenant le temps d observer, je constate que le kaki est la couleur prédominante de la tribune, des généraux de 30 ans aux visages balafrés, des colonels bedonnants à la mine sévère et les regards pas toujours sympa ....mais bon, ... heureusement l'archevèque vient mettre un peu de couleur dans les rangs officiels. Là, ça commence à ressembler à une tribune d'Etat, les militaires, le curé et l'imam en chef. Sur le terrain, la foule commence à s'amasser et les Tambourinaires prennent place et s'échauffent, je reste ébahi par la prestation acrobatique d'un danseur unijambiste, je ne serai pas au bout de mes surprises. Au vu du programme officiel du défilé, j'ai la joie de constater qu il s agira d'un défilé de la société civile .... pas un seul militaire dans les rangs ..... mais par contre, tout ce que la Province compte comme "groupement" est appelé à défiler. Pour les écoles, la présence est obligatoire sinon pas de résultats d'examens, autant vous dire que les enfants forment la majeure partie du cortège. Entre Zinneke Parade et Cours des miracles, la longue procession commence, et là j'en vois de toutes les couleurs. Je vous renvoie à l'album photos pour vous faire une idée complete mais les moments forts ont été le défilé des blessés de guerre quasi tous unijambistes, le groupe des aveugles qui en fait était un mec seul avec une pancarte marchant au pas de l'oie sans canne, l'ovation de la tribune pour le lycée islamique faisant défiler ses ouailles en tenue me renvoyant au maroc l'espace d'une seconde et l'ovation pour la société de crédit. Ah oui, entendez dans groupement appelé à défiler, également toutes les entreprises, bref ça fait du monde. En deux heures plus de 6000 personnes ont envahi le terrain. Chaque groupement y va de sa touche personnelle. Puis vient l'heures des discours protocolaires, et là j'avoue je me suis endormi .... réveillé par mon camarade de tribune, la journée s'achêvera par une tournée des réceptions de circonstances, la plus marrante étant la dernière, une bonne vieille réception de salle de garde des militaires qui gardent le camp des UN. Sur ce je vais me recoucher, ça m'a épuisé ces zwanzeries.
10:44 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note










