27 juillet 2007
Some News
Voici quelques jours que je n’avais plus posté, il faut dire, le rythme s’est légèrement accéléré et me voici à nouveau sur le terrain. Ca ne m’a pas empêché d’aller faire ma techno pouffe à l’ambassade pour célébrer comme il se devait les 177 ans du pays. Moment d’autant plus sympathique de retrouvailles de la Communauté Surréaliste Belge du Burundi que j’ai des frissons à chaque fois que j’ouvre la page d’accueil du Soir et que je lis avec stupeur ce qui m’attendra si je rentre au pays. Leterme de plus en plus méprisant et arrogant, fort de sa victoire en Premier Ministre d’une demi Nation, et puis ici, un discours qui appelle les Burundais à continuer à œuvrer ensemble pour le bien du pays. En fin de compte, je ne suis pas sûr que le budget du développement en Belgique ait un grand avenir avec une Orange Bleue.
Hormis cela, ici, ça roule. D’ici quelques mois, les premières pierres devraient être posées, et l’afflux de réfugiés attendus pourra être endigué. Malheureusement, la réalité aujourd’hui est l’annonce d’une famine annoncée. La production de café est passée de 32 tonnes à 4 tonnes cette année, je vous laisse imaginer les rentrées pour les producteurs, ajoutez à cela la privatisation progressive de la chaîne de distribution …… Il va être corsé l’Arabica. Et puis, le manioc qui reste l’un des éléments de base de l’alimentation du tout venant est frappé d’une maladie appelée la mosaïque.
Petite parenthèse pour mes amis de Gembloux et autres adorateurs de la Terre Nourricière.
La mosaïque du manioc a été diagnostiquée en Afrique de l’Est depuis plus d’un siècle. Mais la régénérescence de la maladie sous une autre forme plus résistante a été signalée au Nord de l’Uganda dans les années 1980. C’est à partir de cette période que la mosaïque du manioc est devenue une pandémie dans une vaste zone de l’Afrique orientale et centrale, affectant ainsi la production du manioc. La zone affectée ce dernier temps couvre tout l’Uganda, l’Ouest du Kenya, le Sud du Soudan, l’Est de la RDC, le Nord de la Tanzanie, tout le Burundi. Une récente étude fait état de 2.6 millions d’hectares affectés avec une perte annuelle estimée à 22 millions de tonnes, le manioc étant l’une des cultures les plus consommés dans la région.
Effectivement, Le manioc constitue une denrée vitale pour la sécurité alimentaire. Sa culture est fiable et produit des rendements permettant de survivre lorsque des conditions climatiques défavorables provoquent l’échec des cultures de céréales et de graines de légumineuses, ce qui ne semble toutefois pas être le cas du Burundi cette année, la saison des pluies ayant été correcte. Le manioc pousse bien sur des sols dont la fertilité est marginale, ce qui en fait une culture de réserve idéale pour la consommation ou pour la vente permettant de couvrir des dépenses familiales imprévues ce qui risque d’être le cas avec le retour des familles expulsées de Tanzanie.
Allez zou, pour ceux qui veulent en savoir plus sur la mosaïque, voici un petit document intéressant ici .
A part ça, une chouette ballade à la recherche de Gustave avec un Crocodile Dundee local, une surprenante virée en pirogue dans les marais, un léger stress avec les hippopotames, c’est pas rassurant ces bestioles là et une randonnette dans les bananeraies, et un passage à la pierre Livingstone le tout en photo dans le nouvel album.
Sur ce, aan tot aan de kust …….
06:41 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note








Commentaires
(T'as pas bien mis ton lien Ced.)
Sinon, petite idée pour lutter contre la mosaïque: mettre des greffes sur un pied de manioc américain.
(>_
Ecrit par : juan | 26 juillet 2007
si ça vous intéresse, rapport sur le café au Burundi par le CNCD
http://www.liberationafrique.org/IMG/pdf/Etude_cafe_burundi.pdf
Ecrit par : sev | 28 juillet 2007
Salut Ced,
J'avais reçu l'adresse de ton blog via David ou Mick, je ne sais plus. Ayant moi-même vécu l'expatriation, j'avais fait pareil à l'époque, je cherchais à tout prix à garder le lien, à montrer et à expliquer. Au bout de trois mois, j'étais fatiguée de chercher les connexions possibles et surtout, j'avais l'impression de le faire surtout pour moi... donc, j'ai continué mon carnet de route, mes photos, mes recherches internet quand j'en avais l'envie et le besoin...
c'était cool. Enfin tout cela pour dire qu'on comprend très bien que tu ne te connectes pas pour nous écrire chaque jour. Profite!
Ecrit par : fabienne | 30 août 2007
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