10 juillet 2007

WE en vadrouille avant la reprise

Plein les yeux, de la route,, de la route , de la route. RN3, route lacustre en direction de la Tanzanie, petit arrêt à Rumongé, Capitale de la pêche au bord du Tanganyka, le temps de s'installer au Palmhôtel ( qui tient son nom de la culture principale de la région ) et nous voilà reparti sur la route des sources de Mwhueza. Aidé de la carte IGN, on surfe sur les pistes et mon compagnon de route blasé m'évoque l'ensemble des paysages similaires qu il connaît, pas de bol, on ne capte aucune radio, mais bon, je reste taquin. De fait, après avoir traversé les palmeraies, bananeraies, caillasses, on arrive au pied du Mont KIBIMBI dans un décor limite "ardennais". Perso, j'apprécie juste l'endroit comme une surprise du pays. On recherche la source d'eau chaude, nous y voyant déja nous y plonger aisément...pas de bol, c'était le jour des femmes, bref, 60 femmes et une ribambelle d'enfants pataugeant nus, se marrant de nous voir arriver mais l'attitude des maris sur la route lorsque nous recherchions notre chemin ne nous poussent pas à tomber la chemise pour se joindre à elles. Bref, seule Teresa hésite, et puis laisse tomber, qu'à cela ne tienne, une chouette rando nous attend pour découvrir une cascade non indiquée sur notre carte repère. Bref, plein les yeux, une ribambelle de gosses se marrant, on reprend la route pour ne pas rater le soleil couchant sur le lac, après tout on est en vacances ce we ! Arrivée à Rumongé, vanné. Le lendemain, départ matinal pour arriver a Saga Resha mais juste avant cela, la ballade sur le port pour voir arriver la barque de Tanzanie. 150 personnes entassées pendant trois jours de navigation sans l'espace pour se mouvoir, et j'ose même pas imaginer les besoins pressants sont en attente à 20 mètres du rivage que la police maritime effectue le contrôle douanier. On croise un de ces policiers qui me cherche un peu à cause des photos que je prends, heureusement, là la carte UN sert et il me lâche les baskets mais clair qu il est pas heureux de me voir assister là à sa manière de faire son boulot. Il faut dire, il y a de grandes chances que dans le lot des passagers se trouvent des réfugiés congolais tentant de passer discrètement au Burundi, l'histoire se répète et ce dans tout les pays. Sur ce, on file donc sur Saga Resha, petite plage ayant appartenu à Albert Maus, un industriel loufoque belge qui a marqué la place par une maison complêtement inattendue. L'endroit est paradisiaque et je profite de mes dernières heures avant de remonter sur Bujumbura. Que du bonheur !!!!!!!!

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